Que peut-on demander de plus ?

À propos du prix du jury du meilleur Blog et le prix
de Reporters sans Frontières au concours The Bobs.

Eh bien oui, il me manque encore beaucoup de choses. Ce ne sont pas précisément des prix mais des droits grandement négligés, comme celui de pouvoir être lue dans mon propre pays. Encore, je me dois de pouvoir dire tout ceci dans le monde réel et pas seulement dans la virtualité d’un blog. Faire passer ce forum civique qu’est aujourd’hui Generacion Y à une existence concrète dans laquelle abondent aussi les trolls et où les peines sont plus graves qu’un simple « hacking ».

J’ai besoin d’autre chose que des kilobytes, je demande des réalités. Nous avons encore besoin –et ceci est le prix le plus convoité- du droit de dialoguer, de ne pas être d’accord  et de teindre de la couleur politique que nous voulons l’intérieur de cette île. N’acceptons pas que ceci soit seulement un phénomène réduit à la blogosphère ; il faut aller chercher le gros lot : la libre opinion. 

Traduit par Jean-Claude MAROUBY.

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4 réflexions sur “Que peut-on demander de plus ?

  1. félicitations les plus sincères
    j’ai commencé à vous lire par hasard, en entendant parler de vous sur les ondes et j’ai du mal à me détacher tant vos textes me touchent
    je vous souhaite la libre opinion que désirez tant et j’espère que votre attente sera brève

  2. IMPORTANTE….. IMPORTANTE…..IMPORTANTE

    Primer round
    Escrito por: Yoani Sanchez en Generación Y , Diciembre,2,2008
    Juro que no me he llevado la luz verde, que no compro queso en el mercado negro desde hace más de dos meses y no me he ido de ninguna tienda sin pagar. No recuerdo haber violado las leyes –demasiado– por estos días, ni siquiera me he hecho pasar por extranjera para usar el Internet de algún hotel.

    Tengo, no obstante, una citación junto a Reinaldo para mañana en la estación de policía de 21 y C en el Vedado. Me pregunto si debo llevar el cepillo de dientes o será un breve halón de orejas lo que recibiré.

    Les dejo el documento oficial que recibí hoy de un sudoroso oficial, que subió los catorce pisos por la escalera –no tengo ascensor desde hace un mes–.

    A las nueve de la mañana sabré de qué se trata, esperen noticias mías después de las dos.

  3. Aux francophones: Corriger SVP!!!

    Les réprimandes du mercredi

    Il est neuf heures du matin et un policier jet un regard ennui á la citation que nous venons de montrer á la entrée de la station de 21 et C (cartier du Vedado á La Havane).
    Il nous quitte et on reste á l’attente, assis dans des bancs, pour environ quarante minutes. Reinaldo et moi, nous profitons pour bavarder sur ces affaires dont le vertige de la vie quotidienne nous empêche toujours d’en parler. Dix moins quart et ils emportent mon mari en demandant si il a un téléphone cellulaire sur lui. Dix minutes passées et il est de retour, ils m’emmènent alors au deuxième étage.
    La rencontre est brève et le ton énergique. On est trois dans le bureau et celui qui parle s’est présenté comme l’agent Roque. A mon coté, un autre plus jeune me regarde et dit s’appeler Camilo. Tous les deux m’annoncent qu’ils appartiennent au Ministère de l’Intérieur. Ils ne sont pas intéressés en écouter, il y a un scenario écrit sur la table et rien que je fasse ne pourra les distraire. Ils sont des professionnels de l’intimidation.
    Le sujet, je m’y attendais : on est près de la rencontre de bloggeurs que, sans secret ni publicité, nous organisons depuis une demi-année et ils m’annoncent que nous devons l’en suspendre. Une demi-heure après et loin des uniformes et des photos des leaders dans les murs on reconstruit approximativement leurs mots :
    .
    Avant qu’ils me chassent de l’endroit avec un > j’arrive à leur dire qu’ils ne peuvent pas signer ce qu’ils m’ont dit parce qu’ils n’ont pas de courage suffisant. Je leurs lance le mot mêlé avec un éclat de rire. Je descends l’escalier en entendant le bruit de rangement des chaises. Le mercredi a fini tôt.

  4. Texte complet: Correction SVP!!!!

    Les réprimandes du mercredi
    Il est neuf heures du matin et un policier jet un regard ennui á la citation que nous venons de montrer á la entrée de la station de 21 et C (cartier du Vedado á La Havane).
    Il nous quitte et on reste á l’attente, assis dans des bancs, pour environ quarante minutes. Reinaldo et moi, nous profitons pour bavarder sur ces affaires dont le vertige de la vie quotidienne nous empêche toujours d’en parler. Dix moins quart et ils emportent mon mari en demandant si il a un téléphone cellulaire sur lui. Dix minutes passées et il est de retour, ils m’emmènent alors au deuxième étage.
    La rencontre est brève et le ton énergique. On est trois dans le bureau et celui qui parle s’est présenté comme l’agent Roque. A mon coté, un autre plus jeune me regarde et dit s’appeler Camilo. Tous les deux m’annoncent qu’ils appartiennent au Ministère de l’Intérieur. Ils ne sont pas intéressés en écouter, il y a un scenario écrit sur la table et rien que je fasse ne pourra les distraire. Ils sont des professionnels de l’intimidation.
    Le sujet, je m’y attendais : on est près de la rencontre de bloggeurs que, sans secret ni publicité, nous organisons depuis une demi-année et ils m’annoncent que nous devons l’en suspendre. Une demi-heure après et loin des uniformes et des photos des leaders dans les murs on reconstruit approximativement leurs mots :
    ‘’ On veut vous avertir que vous avez transgressé touts les limites de tolérance avec votre rapprochement et contactes aux éléments de la contre-révolution. Cela vous déqualifie absolument pour dialoguer avec les autorités cubaines.
    L’activité prévue pour les prochains jours ne peut être réalisée.
    De notre part, nous ferons toutes les dénonces et prendrons toutes les mesures et actions nécessaires. Cette activité, dans le moment qui vit la nation de récupération des ouragans, ne sera permise.’’
    Roque finis de me parler presque en criant et je profite pour lui demander de me donner tout son discours par écrit. Le fait d’être un bloggeur qui affiche son nom et son visage m’a fais croire que tout le monde est disposé à colloquer son identité comme accompagnement des mots. L’homme perd le rythme du scenario- il ne se attendait á mes manies de bibliothécaire qui garde les papiers-. Il arrête de lire ce qui était écrit et me hurle plus fortement .
    Avant qu’ils me chassent de l’endroit avec un ‘‘Retirez-vous, citoyenne’’ j’arrive à leur dire qu’ils ne peuvent pas signer ce qu’ils m’ont dit parce qu’ils n’ont pas de courage suffisant. Je leurs lance le mot ‘lâches’ mêlé avec un éclat de rire. Je descends l’escalier en entendant le bruit de rangement des chaises. Le mercredi a fini tôt.

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