Les vérités de Zanussi 27 février

 

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Avec l’idée de me débarrasser de la désillusion du 24 février et de faire fuir l’attente/frustration que m’ont laissés ces derniers jours, j’ai décidé d’aller au cinéma. Au Chaplin, un film polonais des années 70 me semblait l’idéal pour m’évader des rues de la Havane, de son conformisme et de son apathie. Zanussi, le réalisateur, était invité à la présentation de son film face au public. Dans un espagnol mâtiné d’italien, mais avec une précision que n’importe quel hispanophone envierai, ce monsieur m’a fait atterrir au lieu de planer, faire face au lieu de m’évader.

Pas une seule image ou dialogue de son film “Mimetismo” n’ont réussi à me faire oublier les paroles d’introduction de Zanussi. Le dilemme d’un licencié en Philologie – toute ressemblance est une pure coïncidence – et les concessions pour s’intégrer dans un monde académique marqué par la simulation et l’opportunisme, m’ont fort secouée. Mais le knock-out m’a été assené par les regrets du réalisateur, déplorant le fait que ses thèses sur le “camouflage” et la simulation soient d’actualité.

Moi, essayant de m’échapper, et lui me rappelant dans une phrase que: “le cynisme des vieux est plus permanent que tout ce nous aurions pensé”.

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