Je ne sais pas comment le prendre, mais ce 4 septembre je me fais un an plus vielle, plus impertinente et plus bloggeuse.

 

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8 réflexions au sujet de «  »

  1. « Tan vieja, pero siempre valiente !!
    joyeux anniversaire !!!
    Je joins un souhait que les enfants de Guvtav , Hana….et les autres de ces familles climatiques , vous oublient et pour longtemps.
    cordiales

  2. Joyeux anniversaire.
    Aujourd’hui, sur une chaine française (canal+), ils passent un article sur toi! et hop j’ai été sur ton site.
    il y a 10ans j’ai passé 4 jours à Cuba. J’aime trop …. Je reviendrais sur ton site pour laisser de plus long commentaire, je n’ai pas trop le temps aujourd’hui.
    Besos ;)

  3. Salut,

    Dans l’attente de la traduction des autres textes de Yoani Sanchez voici une copie paru dans le courrier international du 12 sept. 2008.

    A+
    Joëlle G.
    http://www.cubaforhum.fr/

    CUBA L’extrême détresse des Cubains

    L’ouest de l’île a été dévasté le 31 août par le passage de l’ouragan Gustav. La blogueuse Yoani Sánchez témoigne des dégâts très importants et du dénuement des sinistrés.

    La Havane était déjà en alerte cyclonique lorsque je suis rentrée ce dimanche [le 7 septembre] de mon voyage dans la province de Pinar del Río [à l’extrémité ouest de Cuba]. Après avoir vu dans l’ouest pareil défilé de destructions, j’ai rarement été aussi heureuse de reconnaître les ponts surélevés de la rue 100 et de la commune de Boyeros. Des deux côtés de la route [dans la province de Pinar del Río], on reconnaissait facilement les endroits où avaient soufflé des vents de plus de 200 km/h, en particulier entre les municipalités de Los Palacios et de San Diego : la végétation couchée dans la direction des afales les plus violentes, et des centaines de maisons au toit arraché ou même entièrement rasées. Même le marabú, plante très résistante [qui nuit beaucoup à l’agriculture à Cuba], a davantage souffert du passage de l’ouragan que de tous les plans échafaudés pour en venir à bout.

    Des habitants en pleurs devant leur maison détruite et leurs photos d’enfance détrempées. Cet homme, qui fait le taxi à bicyclette, envoie ses filles chez une de leurs tantes parce qu’il n’a pas d’argent pour payer les 9,70 pesos [environ 30 centimes d’euros] demandés pour chaque plaque de fibro-ciment distribuée aux sinistrés. Désolation et incertitude face à un avenir déjà sombre, et qui prend aujourd’hui des couleurs plus tristes encore. Des récoltes dévastées, sans aucun assureur pour les indemniser. Des appareils électroménagers achetés sur le marché parallèle et dont on ne peut même pas déclarer la perte, puisque pour l’Etat ils n’ont jamais existé.

    La vulnérabilité du citoyen face à ces catastrophes naturelles est effarante. Il faut presque un mois de salaire pour acheter un marteau, et les planches et les clous sont un luxe réservé à de rares privilégiés. A l’approche d’un cyclone, il n’y a qu’une seule option : évacuer et abandonner ses biens les plus volumineux aux éléments en furie. Le plus difficile à comprendre, pour nous qui voulons apporter notre aide, c’est l’absence de canaux permettant de faire parvenir les dons aux victimes. Les structures de distribution de l’Etat sont incapables de se secouer de l’indolence et de la mauvaise organisation dont elles font preuve dans toutes les activités économiques. Beaucoup de donateurs passent donc par les Eglises, mais ces dernières, faute d’infrastructures et de personnel, n’atteignent pas toutes les régions.

    Dimanche après-midi, nous avons discuté des moyens d’envoyer vêtements, nourriture et médicaments aux sinistrés avec l’équipe de Convivencia [un webzine cubain] et d’autres représentants de la société civile, balbutiante dans cette province. Malheureusement, toutes les portes se sont fermées au fil du temps, à mesure que nous, citoyens cubains, perdions toute autonomie face à un Etat surprotecteur et autoritaire. Quand bien même un groupe de personnes arriveraient à rassembler de l’aide, il leur faudrait encore parvenir à l’acheminer vers les zones dévastées et à la distribuer sans se faire dénoncer ni finir en prison. C’est pourquoi l’initiative la plus réalisable semble être l’envoi d’argent liquide, par les émigrés, à leurs proches restés à Cuba. Nous qui habitons sur l’île et voulons apporter notre aide devons nous rendre sur place et remettre directement nos dons. « Toute aide est la bienvenue, » m’a dit un homme secoué par les sanglots en me montrant sa maison, d’un extrême dénuement avant le cyclone, et aujourd’hui totalement rasée.

    Extrait du blog cubain Generación Y, La Havane

    Yoani Sanchez

  4. bien, bien, c’est très bien ainsi…je ne te connais pas mais je te souhaite de continuer sur cette voie….l’avenir t’appartient..si,si
    C’est moi, depuis ma répandise dans le massif des vosges
    Cordialement
    Jpaul

  5. bonne anniversaire . Mon dernier fils est né un 4 mais février

    je n’ose même pas demander ton âge mais longue vie à toi

    tahar, coeur de lyon

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