Sans jambes mais avec trophée

Il y a quelques jours, quand j’ai reçu la nouvelle que Generación Y faisait partie des finalistes aux prix bitácoras.com, j’ai écrit une lettre aux organisateurs de l’événement. J’ai appris aujourd’hui l’attribution du prix du jury, et je pense que les lignes écrites dans cette lettre sont également appropriées pour fêter la victoire :

Que je gagne ou ne gagne pas, je me sens comme le coureur handicapé* qui réussi à atteindre la ligne d’arrivée, même s’il le fait bien après que tous les autres aient terminé. Dans mon cas, l’important n’est pas d’avoir devancé les autres, mais d’avoir vaincu mes propres démons, ceux qui m’ont dit tant de fois « Abandonne la course », « Ça ne vaut pas le coup », « Tu ne peux rien faire ».

Et oui mes amis, nous avons passé la ligne. Moi en rampant, vous en m’encourageant, et certains en me stimulant avec leurs insultes. C’est dommage que le stade soit presque vide – il manque ceux qui ne peuvent pas accéder à ce site depuis Cuba. À eux, et pour qu’ils puissent entreprendre leur propre marathon, je leur offre ce prix.

*Je tiens à préciser que cet handicapé ne concourt pas aux jeux paralympiques, mais avec d’autres qui, eux, disposent de tous leurs membres.

Traduit par Susana Gordillo et Pierre Haberer.

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