Prenons note

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Ce qui se passe en Iran et la diffusion des évènements via Internet est une leçon pour les bloggeurs cubains. Les autorités locales doivent aussi être en train de prendre note combien Twitter, Facebook et les téléphones portables s’avèrent dangereux dans ces cas-là. En observant ces jeunes iraniens utiliser la technologie pour dénoncer l’injustice, je me rends compte de tout ce qu’il nous reste à faire, nous qui entretenons des blogs depuis l’île. L’épreuve du feu de notre toute jeune communauté virtuelle n’est pas encore arrivée, mais elle nous surprendra peut-être demain… avec la circonstance aggravante du manque de connectivité.

Lors de l’une des réunions de l’itinéraire bloggeur que nous tenons chaque semaine, nous avons visionné une courte vidéo sur les cybernautes iraniens. Je l’ai revue aujourd’hui, à défaut de voir les manifestations actuelles que notre télévision officielle refuse de diffuser. Je n’ai pas vu les visages peints en vert. Je n’ai pas non plus entendu de présentateurs parler des sept morts. Mais avec ce petit film, je peux tout imaginer. Je visualise toute une génération dégoûtée des vieilles structures et qui veut un changement. Je vois des gens comme moi qui ne croient plus aux leaders illuminés qui les guident comme un troupeau. Au milieu de tout ça se trouvent, à notre satisfaction, les octets et les écrans qui sont en train de modifier les formes de la protestation.

Des jours comme celui-ci je souffre de ne pas pouvoir être en ligne. J’étouffe de cette insupportable condition d’avoir accès aux nouvelles que très tard. S’il est encore temps de donner ma solidarité aux bloggeurs iraniens, voici mon post pour leur dire : « Aujourd’hui c’est vous, demain ce pourrait bien être nous ».

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Traduit par Susana GORDILLO et Pierre HABERER.

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2 réflexions au sujet de « Prenons note »

  1. les bloggeurs iraniens ont utilisés les nouvelles technologies pour communiquer mais les dirigeants ont accusés la Grande Bretagne et les Etats Unis d’être derriére tout ça. Comme quoi rien n’arréte la communication mais rien n’arréte non plus la mauvaise foi et la repression.

  2. On n’a pas montré les images des manifestations à Cuba. Il y avait des informations plus importantes… Par exemple, ma mère m’a fait un mail, très inquiète, car ils ont annoncé qu’à Paris il y avait des enfants à l’hôpital à cause de la grippe porcine. Ils ont bien annoncé l’entrée à l’hôpital et la fermeture de l’école, mais ils ont oublié la sortie ou même la reprise des activités scolaires…
    Je me rappelle aussi des manifestations des étudiants en France lors de l’affaire CPE. J’étais à Cuba en ce moment. On passait ces images à la télé et on parlait de mai 68 et de crise du capitalisme. Cependant, dès que les autorités ont cédé à la pression des jeunes, plus un mot dans les médias. Il faut éviter de donner des mauvais exemples aux jeunes cubains.

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