Pronostics et échéances non tenus

Ces jours-ci je suis à nouveau plongée dans les démarches pour obtenir le permis de sortie de Cuba. La possibilité d’être le 14 octobre à l’Université de Columbia pour la remise du prix Maria Moors Cabot est faible mais je vais continuer avec la paperasserie. Je n’ai pas non plus beaucoup d’espoir d’aller à la présentation de mon livre au Brésil bien que le Sénat de ce pays ait fait des démarches pour obtenir que je prenne l’avion. Toutes ces difficultés pour obtenir le permis de sortie me conduisent à évoquer les paroles prononcées il y a dix-huit ans par Carlos Aldana, un benjamin tombé en disgrâce et qui –selon la rumeur- donnerait actuellement des cours de marxisme aux personnes du troisième âge.
Dans un entretien de 1991 accordé à la revue espagnole Cambio 16, celui qui fut autrefois numéro trois du pouvoir à Cuba assurait que « cette année les cubains pourront voyager librement à l’étranger ». Sauf qu’il ne précisait pas si nous allions le faire avec les ailes de l’imagination et s’il y avait douze mois ou presque deux décennies dans une année.. Pour que vous revoyiez ses déclarations d’alors, et compreniez combien on nous répète toujours les mêmes refrains, je vous joins une copie de l’entretien.
*Je remercie la journaliste Miriam Leiva pour la photocopie de ce document.
Traduit par Jean-Claude MAROUBY

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