Quand il pleut

Le soleil n’est pas sorti de toute la journée, et à tout moment une averse nous oblige à nous mettre sous un porche ou à rester à la maison. On pourrait penser que dans un pays tropical la vie s’organise en tenant compte du climat, et qu’à côté des vêtements légers on a toujours sous la main des ombrelles et des imperméables. Mais ce n’est pas le cas. Les infiltrations dans les toitures sont courantes, particulièrement dans les constructions des cinquante dernières années ; les habitations, les bureaux, les écoles et les hôpitaux, et même les entrepôts de marchandises souffrent de pertes répétées en conséquence de ces infiltrations.
Les éboulements, qui font à présent partie du paysage urbain, ne sont pas le résultat de bombardements de l’impérialisme mais ont été précisément provoqués par la difficulté d’acquérir des matériaux de construction résistants à l’eau.
« Je n’ai pas pu y aller parce qu’il pleuvait » est l’excuse la plus courante de la saison. Etre absent ou en retard, que ce soit au travail ou à un rendez-vous galant est socialement accepté quand nous invoquons l’argument implacable. Mais il ne s’agit pas toujours d’un mauvais prétexte, car si les égouts de la rue où nous habitons sont saturés, il existe certainement un risque de tomber dans les nombreux nids de poule recouverts par l’eau.
Nous avons souvent vu dans des films étrangers la scène d’une foule sous la pluie. Nous sommes impressionnés par l’image de cette nuée de parapluies qui s’étire le long d’une avenue ou sur toute la largeur des gradins d’un stade. Inévitablement nous comparons ces scènes avec l’image typique de nos rues sous une averse : des sacs de nylon en guise de casquettes, le journal Granma ou un morceau de carton pour se couvrir la tête ; des adultes attendant sous les balcons ou pelotonnés dans un arrêt d’autobus. Ce sont presque toujours les jeunes qui apportent de la joie, qui défient le temporel en courant trempés jusqu’aux os, et en surfant sur la première chose qu’ils trouvent, une planche ou un vieux pneu de voiture, accrochés à l’arrière d’un camion.
Ce sont des jours où l’on peut se demander quand avoir un imperméable –sans trous et à la bonne taille- cessera d’être un rêve irréalisable pour beaucoup, quand la ville ne sera plus paralysée par une simple averse tropicale.
Traduit par Jean-Claude MAROUBY

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11 réflexions au sujet de « Quand il pleut »

  1. là c’est la meilleure, maintenant c’est la pluie, il est vraiment temps qu’elle fasses des enfants la petite, elle va devenir complètement schyzophrène avec ses frayeurs de la pluie, peut-être demain on aura l’orage!!!!! voilà un blog très intéressant! tendance météo, tendance horoscope, tendance j’ai pas mon internet, tendance je sors pas quand il pleut, tendance je vais à la plage en bus, tendance je vais voir mon ami Roberto, toutes tendances, bref l’info avance mais le contenu régresse à vitesse folle…

    Il est temps qu’elle sorte du pays avant de finir dans un asile…

  2. Mon pauvre pipolito. Vous faites semblant de ne rien comprendre. En espagnol on pourrait vous appeler « un tonto útil ».

  3. Pipolito est juste moins naïf que la plupart des gens qui gobent l’éternelle propagande anti « tout ce qui est social » ou qui peut gêner les faiseurs de profits de tourner en rond. Le misérabilisme et la démagogie sont les armes couramment employées par le monde libéraliste à tout crin. Les services secrets occidentaux -(pour ne pas dire états-uniens et affidés -sont des habituels de ce genre de manipulations. Il faut faire peur au petit peuple pour qu’en cas de crise, il n’ait pas la tentation de se tourner vers des solutions de partage que l’on nomme habituellement la « gauche » voire « communiste » qui est devenu un vilain gros mot. Et on assiste à l’invraisemblable : Le petiyt peuple, le prolétaire moyen est le plus acharné des anti gauche, alors que sont intérêt même serait de la soutenir. Tous les psy-quelque chose (chiatre, chologues etc) connaissent le principe de la manipulation (tout comme les sectes) et les Etats ne se privent d’employer cette arme à l’insu même de ses citoyens. La pauvre petite cubaine que vous plaignez est sans doute fortement manipulée et je serais curieux de découvrir son compte en banque et les biens qu’elle possède. Il est certain qu’un de ces manipulés va me traiter de pauvre con ou autre nom d’oiseau du genre. Il en fut de même de tous les clairvoyant qui osèrent défier les idées communément admises. Copernic, Galilée, et j’en passe, et même pour les croyants, Jésus qui osa renier les Dieux romains. Les mêmes démagogues ignorants les symboles de l’exemple emploieront l’arme du  » le voilà qui se prend pour Copernic etc » ne feront que démontrer leur bêtise… Bravo Pipolito, continuez avec ce courage, l’avenir n’avance qu’avec les bergers, pas avec les moutons.

  4. Grandloup74 si toutefois vous vous rendez compte que vous racontez pas mal de conneries je peut vous donner les références d’ouvrages « objectifs » et pas americains qui taitent de Cuba, celà permettrait de vous faire une idée un peu moins réductrice. En France il y a un proverbe qui dit: il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.

  5. Benoit, comme vous dites, y a que les cons qui… vous semblez bien connaître le sujet. Mais bon, je laisse l’impolitesse aux cerveaux reptiliens puisqu’ils semblent ne connaître que ce genre de réponses. Pour mes commentaires, je me base surtout sur mes voyages à Cuba dans lesquels si je rencontre des contestataires, ils sont bien une minorité. Il n’y a qu’à compter tous ceux qui après avoir quitté l’île, y retournent. Maintenant, je n’ai pas pour but de vous convaincre mais tout simplement de montrer aux lecteurs de ce site qu’il y a des gens qui ne tombent pas dans le panneau de la propagande (on dit aujourd’hui de la « com »)et qui osent le dire en ne craignant pas le non alignement sur l’esprit moutonnier qui se nomme « politiquement correct » ou la preuve de la tentation de la pensée unique. J’espère que ma liberté de penser ne se nomme « connerie » que dans votre esprit auquel, notez le, je m’abstiens de donner un quelconque qualificatif.

  6. Heureusement que Fidel et Raul Castro ont encore des fidéles comme vous pour défendre ce régime. Moi aussi je suis allé à Cuba, moi aussi j’ai discuté longuement avec eux, et je retournerai avec le plus grand plaisir. Mais en rentrant je me suis documenté, et je ne pense pas être un mouton, celà dit je respecte votre opinion, respectez la notre.

  7. Grandloup74, et qui t’a dit que le modèle communiste est un modèle social ? Est-ce que l’esclavagisme était un système social ? Et pourtant, les esclaves avaient logement, attention médical et bouffe gratuite, alors, de quoi ils se plaignaient ?!!!!!!!!!!

    Essaies de changer la paille dans le système que tu critique, depuis l’intérieur, au lieu de défendre la poutre de la dictature d’autrui !

  8. Benoit, mais tout à fait, l’opinion de chacun est libre et respectable. Je demande juste qu’on respecte la mienne lorsque je donne mon avis sur les articles de ce site et non sur les commentaires qui y sont envoyés. J’ai simplement constaté que certain(e)s ne supportent pas les commentaires qui vont à l’opposé du leur. Comme preuve de démocratie on fait mieux. Bon, finalement je laisse la « poutre » ou la paille dans l’oeil de chacun(e) et je maintien mon opinion, tant pis pour les intolérant(e)s ou irrespectueux des libres pensées d’autrui. Je ne perdrais plus mon temps à polémiquer avec ces senseurs donneurs(ses) de leçons. Les esprits ouverts auront simplement compris qu’il faut être prudent et bien regarder l’histoire (écrite des 2 côtés, bien sur) avant d’hurler avec la meute issue d’un même horizon qui nous propagande via une presse aux ordres depuis 70 ans.

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